MAO ASCO - L'adaptation cinématographique très attendue du best-seller de Colleen Hoover, Verity, débarque enfin sur les écrans sous la direction du réalisateur Michael Showalter. Porté par un duo d'actrices de premier plan, Anne Hathaway et Dakota Johnson, ce long-métrage produit par Amazon MGM Studios s'impose immédiatement comme un thriller psychologique sombre et viscéral.

Cependant, un avertissement clair s'impose d'emblée : en raison de ses thématiques lourdes et de ses visuels crus, ce film n'est définitivement pas destiné à un public familial.

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L'histoire suit le parcours de Lowen Ashleigh (Dakota Johnson), une romancière en difficulté financière qui accepte une offre inattendue : devenir la plume cachée (ghostwriter) chargée de terminer la série de livres à succès de Verity Crawford (Anne Hathaway).

Cette dernière se trouve dans un état végétatif à la suite d'un grave accident de voiture. Pour trier les notes de l'autrice, Lowen s'installe dans la demeure isolée de la famille Crawford, où elle fait la connaissance de Jeremy (Josh Hartnett), le mari dévoué. L'intrigue bascule lorsque Lowen découvre un manuscrit autobiographique caché contenant des confessions terrifiantes et cruelles sur le passé de la famille, notamment sur la mort tragique de leurs filles jumelles.

Une classification stricte pleinement justifiée

Aux États-Unis, la Motion Picture Association (MPA) a attribué au film une classification Rated R (les mineurs de moins de 17 ans doivent être accompagnés d'un adulte), une décision qui se reflète par des interdictions similaires à l'échelle internationale. Le long-métrage ne recule devant rien pour retranscrire l'ambiance toxique du livre d'origine.

Les spectateurs sont confrontés à des scènes de violence graphique intense, incluant des actes de maltraitance infantile suggérés et des visions sanglantes d'accidents routiers. De plus, le film intègre une forte dimension psycho-sexuelle avec plusieurs scènes d'érotisme explicite et des dialogues chargés de grossièretés, rendant l'expérience particulièrement dérangeante.

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Les premières critiques soulignent unanimement la performance magistrale d'Anne Hathaway, terrifiante et imprévisible dans le rôle de la manipulatrice Verity Crawford. Josh Hartnett apporte également une belle profondeur émotionnelle au personnage de Jeremy.

Toutefois, le long-métrage divise en raison de sa gestion des scènes intimes et de son écriture parfois prévisible qui cherche volontairement à manipuler le spectateur. Verity réussit son pari de retranscrire le malaise psychologique et le sentiment d'angoisse permanente du roman original, s'affirmant comme un thriller captivant mais réservé exclusivement à un public adulte et averti.